à travers terre / overland

22 septembre 2014

Lundi 22 Septembre - Ligne d'arrivée

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Gare ferroviaire Central Chennai
Bus sur l'East Coast Road jusqu'à l'Auroville Junction
Rickshaw pour rejoindre Grace Community

Je suis arrivée.

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21 septembre 2014

Dimanche 21 Septembre - Tamil Nadu Express

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Le soir je rejoins la gare centrale pour prendre mon train “express” vers Chennai : 34 heures pour traverser l’Inde, suffisamment lentement pour retrouver les palmiers et les tecks aimés, pour reprendre contact avec les usages d’ici : main droite pour manger, se déchausser dès que possible, pour comprendre de nouveau les onomatopées chantées des petits vendeurs du train : Coffee-Tchaî - water waater…, pour ré-aprivoiser les odeurs du pays, pour se rée-acclimater à l’accent roulant des indiens. Je rencontre un couple de retraités qui me raconte leur histoire : issus de la communauté Konkani, fuyant il y a plusieurs siècles le christianisme des portugais de Goa, ils se sont dispersés un peu partout en Inde mais continuent de parler leur langue à la maison et à se marier entre eux. Mélange de modernité et d’extrême tradition. Je suis lancée aussi dans une discussion avec un petit homme cheveux gris sur Dieu, comme seul en Inde je peux en avoir !

J’ai retrouvé l’anglais avec plaisir, le russe s’étant lui aussi heurté à la barrière des Himalayas, plus besoin de Spassiba ni de Da-Niet aux comptoirs.
L’ambiance du train n’a pas beaucoup changé depuis 15 ans lorsque j’ai fait pour la première fois ce trajet avec Julie. Banquettes bleues un peu crasseuses, ventilateur dont le bruit me fait penser aux sabots des chevaux laissés en Kirghizie, portes largement ouvertes sur les voies qui défilent, ambiance bon-enfant au hasard des sièges où je m’assoies. On se parle anglais, on se découvre des accointances, on discute politique et on ronfle allègrement !
Pour les repas, je me gave de petites bananes goûteuses, de tchaî fumant, de butter milk (petit lait) parfumé au jeera, de samosas, d’arachides fraîches et je me rappelle avec regret que le soir tombe si tôt dès 6 heures et si vite !

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20 septembre 2014

Samedi 20 Septembre - Triche !

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L’avion n’a vraiment aucun respect pour la géographie: il ne s’essouffle pas dans les montées rocheuses, n’a que faire des grandes steppes arides et saute allègrement les plus hautes montagnes. Il sait cependant conserver un certain sens poétique lorsqu’il me montre les Monts Célestes dans toutes leurs envergures, qu’il flotte au-dessus des sommets enneigés, qu’il tutoie les mers de nuages et me laisse rêver derrière le hublot. 

De là-haut, je vois s’étendre les jeunes montagnes vivantes qui ne cessent de grandir chaque année, frontières évidentes que je n’ai pas su franchir : ce sont les contraintes physiques qui font grimper les prix et refermer les pays sur eux-mêmes. Je ne sais quelle route aérienne nous avons pris mais après trois petites heures j’atterris à Delhi. Tout cet univers aéroportuaire aseptisé et artificiel me paraît illusion. J’ai l’impression de devoir retenir mon souffle, mes élans vers les autres et d’obéir sagement aux injonctions de bergers à nous autres autres moutons.
Voilà, je suis arrivée en Inde et je suis ravie ! Ravie de retrouver l’humidité de l’air qui boucle mes cheveux, ravie d’observer la bonhommie des habitants de New Delhi colonisant les espaces verts récemment créés, de leurs siestes nonchalantes, de leurs marches sportives et de leur jeux multiples. Foule colorée sur des espaces généralement sans vie aux alentours des aéroports. Les ibis blancs sont là aussi. 
Ravie de prendre un petit-déjeuner indien: uttapam et café au lait ultra sucré.

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Vendredi 19 Septembre - transit

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Les pauses internet sont longues et pas toujours optimales. Ce matin, j'ai peiné à poser les accents et je n'ai pas réussi à envoyer photos ou traductions de mes derniers textes pourtant j'ai déjà passé toute la matinée en ligne, enfermée dans ma bulle virtuelle. Je m'en détache finallement pour rejoindre la gare routière et passer au Kazakhstan, aéroport d'Almaty pour tricher et rejoindre l'Inde par les airs.
Heureusement qu'Anouar égaye ce trajet qui a un fort parfum de fin d'aventures. Ce petit prodige originaire du Kazakhstan parle français, anglais, italien, il écrit le géorgien et apprend désormais le turc ! Le tout en autodidacte en parallèle de ses vraies études : il est joueur d'accordéon et de bajan à l'université des arts de Bishkek. Une vingtaine d'années, les pommettes hautes, les yeux plissés et le visage triangulaire, il a les attitudes du petit génie asocial pourtant c'est lui qui m'aborde voulant profiter de l'occasion pour pratiquer son français. J'en apprends un peu plus sur le pays, sa famille maternelle originaire de Lituanie s'est déplacée jusqu'à Karaganda au temps de l'ère soviétique, lui ne rêve que d'y retourner, séduit par la culture européenne.
Les quatre heures de marshrutka jusqu'à Almaty passent rapidement même s'il faut encore franchir la frontière à pied et subir les interrogatoires successifs, je découvre l'ancienne capitale kazakhe avec ses montagnes enneigées en arrière-plan. Le cadre promet de belles escapades mais ce n'est pas pour moi, je dois rejoindre l'aéroport à bord de n'importe quel véhicule puisqu'il n'y a pas de service officiel de taxi. Un quidam quelconque s'arrête et décide si oui ou non il veut bien m'emmener jusqu'à l'aéroport. C'est un processus un peu aléatoire mais je m'en sors, impossible de marchander le coût, mais l'essentiel est que je sois au départ de l'avion. Décollage à la fin de cette nuit de transit passée sur un banc dans le hall froid de l'aérogare.

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Jeudi 18 Septembre - Bishkek ! Bishkek !

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Fin du voyage libre, je dois rejoindre l'aéroport à une date et une heure fixe. Cela crispe d'un coup mes trajets jusqu'alors très fluctuants quand à l'horaire. Attente interminable à Jalal-Abad où je suis redescendue dans l'espoir de rejoindre la capitale. J'ai laissé ce matin Caro et Guillaume continuer leur tour du monde. Ils viennent de le débuter apprenant peu à peu l'usage du voyage et du monde. Ils sont déjà bien loin de leur France et se délaissent une à une leurs habitudes occidentales : ponctualité, efficacité, prévision, comptabilité... A la trentaine, ils ont quitté leur vie parisienne pour une parenthèse d'une année avant de poursuivre leur itinéraire tout tracé. Qui sait ce que leur réservera l'expérience d'un tel voyage ?
Après trois heures à la gare routière, le chauffeur va chercher mes co-équipiers qui se révèlent tous trois de taille pour le moins corpulente. On pourrait intituler la scène 'trois sumos et une crevette' tant ils prennent de place. La comparaison japonaise est plutôt juste lorsque l'un d'eux se met à raconter des histoires drôles mimant des voix gutturales ou ridiculeusement aigües et que le reste de la voiture est secouée de rires magistraux. Je n'y comprends rien mais les douze heures de trajet s'en trouvent écourtées. Traversée des zones montagneuses, sur une route goudronnée cette fois-ci, nous croisons un orage, quelques gouttes de neige et des yourtes plantées près de la route à grande vitesse. Inévitablement, les troupeaux de chèvres, de vaches ou de chevaux traversent la route. Il faut louvoyer et conserver la vitesse malgré les pentes à 12%.
C'est très tard que nous abordons Bishkek, un autre monde, moderne et électrique, qui semble étranger au pays que je viens de rencontrer et d'aimer. La ville, puisqu'on appelle ainsi ces agglomérats tous semblables de par le monde, possède l'avantage d'offrir le gîte confortable, le couvers divers, le branchement en ligne et...la machine à laver ! Rêve enfin assouvi après deux mois de lessive à la main.

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Mercredi 17 Septembre - Foret de noyers a Arslanbob

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Jalal-Abad est la troisième ville du pays. Située beaucoup plus au sud, elle rassemble une forte population ouzbèque d'obédience musulmane. L'ambiance dans les rues est en effet différente, les femmes sont plus largement voilées et les hommes portent le couvre-chef rond brodé. Une petite marche nous délie les pattes jusqu'à l'Afte-Vaksal, la gare routière d'où nous nous échappons vers les montagnes d'Arslanbob. La journée reste ensoleillée jusqu'en fin d'après-midi où nous atteignons ce petit village traditionnel. La légende voudrait que le prophète ait donné la graine du premier noyer dans la vallée au pieux paysan qui y avait trouvé le paradis terrestre. Aujourd'hui la forêt de noyers recouvre tout le bas du massif montagneux. Originaire de cet endroit, ce sont de beaux et gros arbres dont on récoltera les noix dans une semaine seulement. Là encore, c'est le CBT l'organisation locale qui assure notre hébergement mais le type nous force un peu la main. J'atterris finallement dans une bicoque passablement délabrée avec une bonbonne d'eau dans le jardin pour seule douche, tandis que mes compagnons sont plus chanceux dans une autre famille de l'autre côté du village. De là, nous marchons jusqu'à la cascade, attraction locale qui se révèle en dehors des heures touristiques, un très joli point de vue sur la vallée érodée par le vent et le pic Babash-Ata culminant à 4427 mètres. Le soleil dore le paysage qui ronronne sous la chaude caresse. Je célèbre ma dernière soirée kirghize avec Caro et Guillaume dans une petite chaïkhana -maison de thé- puis nous nous lançons dans la quête d'une pivo -bière- pour clore glorieusement notre équipée depuis leur terrasse plongeant au-dessus des cheminées de fées. Seulement nous n'avions pas compté sur le conservatisme d'Arslanbob. Je me sens dévergondée d'oser demander une bière alors que les échoppes ferment une à une et que l'imam a déjà appelé deux fois à la prière. Finallement c'est par une petite fenêtre qu'une jeune femme vend discrètement les bouteilles d'alcool aux jeunes qui se pressent devant. Je n'avais pas rencontré jusqu'ici de rigueur religieuse comme celle-là : les petites filles sont voilées, portent le pantalon sous la jupe de l'uniforme, vont à l'école coranique, s'inquiètent des coups d'oeil masculins lorsqu'elles nous abordent. Les hommes barbus occupent le terrain sur la place centrale et veillent au respect de leurs lois. Je n'aime pas l'atmosphère et ne peux m'empêcher de penser que les religions vécues en ostracisme communautaire conduit presque toujours à l'oppression des femmes. Je me perds dans la nuit, voulant rejoindre mon gîte et c'est grace à la prof d'anglais du village que je ne tourne pas en rond jusqu'à minuit avec les ânes dans le noir.

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16 septembre 2014

Mardi 16 Septembre - sur les pistes de montagne entre Naryn et Kazerman

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Avec le couple de francais, nous avons déja rejoint la ville de Naryn la veille de facon à avoir suffisament de temps aujourd'hui pour traverser les 94 kilometres à vol d'oiseau qui sépare Naryn, cette triste cité d'humeur bolchévique des régions du sud autour de Jalal-Abad. Si la ville est désolée et frileusement regroupée autour de l'avenue Lénine, son paysage est au contraire particulièrement spectaculaire : grands canyons creusés dans la roche rose et défilés arides que le soleil levant fait rougir. Contrairement à nos prévisions, on nous informe qu'il n'y a pas de mashrutka pour notre destination, il nous faut faire des sauts de puce en découpant notre trajet de plusieurs haltes et en multipliant les moyens de transports. Premier parcours : une marshrutka qui nous dépose à la fin de l'asphalte en dehors du dernier village Altar. Pas une voiture ne passe...nous sommes un peu dubitatifs sur les possibilités de continuer notre parcours lorsque le premier véhicule qui passe 20 minutes après (tout de meme) s'arrete et nous embarque illico ! C'est un camion de seconde main racheté en Allemagne (les baches extérieures font encore la réclame du marchand de cuisine) que Logul et son acolyte conduisent depuis plus de 24 heures jusqu'à Kazerman. A l'avant, il n'y a pas assez de place, je suis sur le plancher !

L'aventure et la rencontre improbable nous amuse au début, mais au fur et à mesure nous déchantons! La piste est extremement caillouteuse, la transmission fait un drole de bruit et le conducteur est du genre "quémandeur sans gene". Il s'arrete au milieu de ce paysage aride pour une pause de plus de deux heures et nous apprend qu'il faut réparer le camion ! Plus tard on repart mais au ralenti, nous dépassons rarement les 20 km/h...Nous sommes pleins de crampes et un peu anxieux de la suite des évènements, fin d'une montée interminable, descente au frein à main, montée à nouveau.. le tout dans un décor de reve mais tres inhospitalier si nous devions etre en panne. Une montée de plus, après plus de cinq heures, et notre chaufeur menace de taper sur une grosse pierre et de tomber au fond du ravin : il s'est endormi, c'était moins une. Du coup, il se gare, sort s'asperger d'eau...et nous reprenons de plus en plus lentement l'ascension. Nous ne savons absolument pas ou nous allons pouvoir dormir ce soir ni à quelle heure nous arriverons.

Et pourtant nous finissons par arriver, je suis toute courbaturée et pas fachée d'en finir. Pause très courte à Kazerman, nous décidons tous les trois de prendre un taxi et de continuer dans la nuit le trajet jusqu'à Jalal-Abad ou nous sommes surs de trouver un logement, une connection internet et un moyen de transport pour le lendemain.

Là aussi il faut rester vigilant, nous sommes toujours en haute montagne et la piste est très endomagée. Il y a des chevaux qui courent sauvages dans le noir, il y a les renards pris dans la lumière des phares, il y a la poussière que les autres véhicules soulèvent rendant opaque toute vision sur une centaine de mètres. Enfin nous débarquons chez Matilda au milieu de la nuit. Nous avons l'impression d'etre arrivés dans un autre pays. C'est cela aussi la vertu de ce type de voyage, il nous défait, nous refait, nous bouscule et nous fait lacher un certain nombre de carapaces, physiques et mentales, qui nous empechent de vivre le moment exactement comme il est.

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15 septembre 2014

Lundi 15 Septembre - derniers galops

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Dernier matin sur la rive, le soleil qui ne s'est pas encore levé éclaire déjà d'argent et de mercure les eaux froides. Nous connaissons désormais les gestes : faire chauffer le poêle en l'alimentant de bouses séchées, ranger les couvertures, installer la table basse au centre de la yourte, sortir les multiples confitures délicieuses dont les nomades ont le secret (cassis, abricots, framboises) chiper un bonbon de fromage sec (un kurut) jouer avec les enfants en attendant que le samovar fume puis s'installer à table. Anioura sourire timide, nous sert ses plats traditionnels, elle est fine cuisinière !

Nous quittons cette gentille famille, le lac, les yourtes pour remonter sur nos destriers et grimper la montagne jusqu'au col qui referme le paysage du lac sur lui-même. Pas question de galop ni même de trot dans cette montée, les chevaux sont concentréà la tache. Me retournant une dernière fois tout en haut, je vois les éclairs que lancent les eaux du Song Kol semblables aux éclats d'argent du ventre des poissons pechés ce matin et mis à sécher près de la yourte.

La descente dans l'autre vallée vers le village de Kyzart est une autre affaire : les chevaux s'affolent dans les sentes glissantes, les défilés rocheux qui finissent à pic, les pentes vertigineuses. Je dois retenir mon cheval récalcitrant qui, de peur, veut se lancer au galop, je n'en mène pas large, la bête a du caractère ! Mais finallement nous arrivons à la mi-journée au village dans la compagnie des humains. Travaux agricoles menés par les chevaux et quelques rares antiquités motorisées, larges cimetières de brique crues qui ressemblent à des villes abandonnées, des fermes misérables, enfants et femmes nous regardent passer avec pour seul bruit ceux des sabots sur la route.

Retour à la case départ : ces quatre jours loin du monde ont été incroyablement dépaysants et grisants.
Liberté, grand vent et larges steppes...mon bonheur !

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14 septembre 2014

Dimanche 14 Septembre - de yourte en yourte

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Dormir sous une yourte c'est d'abord empiler les peaux de bêtes et les couvertures en une savante structure qui isole du froid du sol et qui retient la chaleur des corps. Au plafond le cercle croisé est bien visible toute la nuit. L'air est glacé, je rentre le museau sous les double et triple épaisseurs de couettes. Six mètres de diamètre, tressage de bois peint en rouge vermillon, ruban brodés pour relier les différentes parties, le toit qui s'ouvre et se referme avec de longs fils qui rejoignent le sol, on dit que les nomades savent monter et démonter une yourte en 20 minutes.

Planter son décor selon son envie, selon la position des étoiles, de l'herbe pour ses vaches, ses moutons et ses chevaux...et puis redescendre en basse altitude quand l'hiver est trop rude d'octobre à mars. Les enfants, visages rouges d'air froid et de soleil d'altitude ont le paysage comme aire de jeux, un bout de bois pour inventer une monture et le galop des troupeaux comme berceuse du soir. Les cieux étoilés sont incroyables, ils sont tendus jusqu'aux horizons, alors que d'ordinaire une ville ou un village illumine toujours la ligne de la terre.

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La couleur du lac ne cesse de changer selon l'heure du jour et la clarté du ciel. Aucun nuage aujourd'hui : bleu en haut, bleu en bas, et nous six sur des chevaux galopant sur les pentes rousses autour de Song Kol. Nous sommes désormais plus aptes à l'équitation, chacun s'étant révélé, hommes et chevaux, et nous apprenons à cohabiter, à dominer l'animal et à traverser l'espace en un trot ou un galop enlevé qui m'amène la joie au corps et un cri de guerrière innée aux lèvres. Puis le cheval s'arrête, broutte, je regarde autour de moi et ne vois que calme, beauté et harmonie. Un flot de gratitude m'envahit, pour cette terre si belle et aussi pour vous tous qui m'avez aidé à vivre mon rêve de voyage : certains m'ont encouragé à oser, d'autres à plannifier et organiser, beaucoup m'ont financée, je vous remercie tous et vous associe au plaisir immensément simple de galoper sur les rives d'un lac solitaire, pleine de vie dans la Vie.

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13 septembre 2014

Samedi 13 Septembre - a cheval vers le lac Song Kol

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D'avoir monté à cheval toute la journée d'hier, j'ai mal aux fesses, au dos, aux cuisses et aux mollets qui frottent sur le cheval. C'est dur de se remettre en selle et chaque trot est une douleur. Cependant nous ne trainons pas aujourd'hui, nous passons le col à 3800 et découvrons enfin la large étendue d'eau, beaucoup plus large qu'imaginée, le lac Song-Kol. Gandes paysages aux couleurs terre et ocre que les nuages savent admirablement nuancer. Parfois un cumulus nimbus couvre de mauve foncé l'un des reliefs, à d'autres moments un gros moutonnement blanc fait ressortir les silhouettes des chevaux sur la crete. 

La chevauchée se fait parfois galopade quand les chevaux sont inspirés soit par des touffes d'herbes affriolantes soit par les flots bleus du lac qu'ils s'empressent de boire. Je me grise de ces moments de grands galops, ivre de vent et d'espace.

Pause au soir dans un groupe de yourtes près du lac, l'air est calme mais glacial. Seuls les chevaux galoppent autour de nous et le soleil revient en fin de soirée pour dorer notre promenade emmitoufflée. A notre retour de la toilette fraiche dans le lac, les yourtes se remplissent des discussions animées que les marcheurs de la journée échangent au coin de l'atre.

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